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Au feu, les pompiers !


Au Liban, il n’est pas rare de croiser de vieux modèles de voitures et véhicules, souvent de marque allemande… Aussi kitch et vintage soit-il, pas sûr que ce camion de pompiers soit parfaitement adapté à toutes les urgences !

(photo prise à Tyr, Sud-Liban)

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A la recherche du vieux Beyrouth

Dans Beyrouth, le bruit des marteaux piqueurs couvre presque celui des klaxons. Les façades aux triples arcades et aux grandes vérandas font peu à peu place à des tours et des complexes modernes, neufs.

La loi qui concerne le patrimoine immobilier, géré par le ministère des Antiquités, remonte à 1933. Une absurdité de plus. En 1996, le ministère a effectué un recensement des immeubles à sauvegarder, au nombre de 1100, mais sans visée claire d’exploitation. En 1998, une contre-expertise a réduit la liste à 250 bâtiments, dont une grande partie a sûrement déjà été détruite aujourd’hui. Une nouvelle loi sur la protection du patrimoine vivant, rédigée par les deux précédents ministres de la culture, dort pour l’instant au fond d’un tiroir.

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« Service ? »

Au Liban, et à Beyrouth en particulier, le taxi est un moyen de transport essentiel et très courant. Selon une estimation,  il y en avait 33 000 légaux au Liban en 2008, auxquels il faut ajouter 20 000 licences de taxi illégales qui ont été dupliquées, soit au total un peu plus de 50 000 taxis !

A toute heure du jour ou de la nuit, il est possible de trouver un « service », taxi collectif où peuvent s’entasser cinq personnes, parfois plus. Le principe est simple : chacun paye un tarif fixe (2000 LL, soit environ 1 euro). Pour privatiser le taxi, il suffit de payer l’équivalent du véhicule rempli (10 000 LL).

Par contre, la conduite dite « à la libanaise » est souvent exacerbée par le désir de rentabilité des chauffeurs, qui n’hésitent pas à entrer allégrement dans une rue en « 3axe seir » (sens interdit) ou à dépasser tout véhicule sur leur chemin. A défaut de ceinture ou d’airbag, il ne reste plus qu’à prier pour ne pas être victimes du mauvais oeil.

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La rue, galerie de portraits (parfois imposés)

Il y a quelques années, une guerre des affiches faisait rage à Beyrouth. Depuis, les « posters de la discorde », qui représentaient les dirigeants de factions rivales chiites et sunnites, et provoquaient des affrontements – surtout dans les quartiers mixtes-, ont été pour la plupart retirés de la voie publique fin 2008.

Si les affiches, autrefois si omniprésentes qu’elles étaient plus nombreuses que les panneaux publicitaires, ont été retirées, il y a des restes. Et l’identité de ces portraits sauvages permet d’identifier immédiatement le quartier où l’on se trouve. Quand on habite Ashrafieh, on a droit à ça…

Bachir Gemayel, fondateur chrétien maronite de la milice chrétienne des Forces Libanaises en 1976. Il est assassiné en 1982 alors qu'il est président de la République. Le massacre punitif de Sabra et Chatila a lieu 3 semaines après.

Nadim Gemayel, fils du défunt Bachir Gemayel. Député maronite de Beyrouth depuis le 7 juin 2009, il fait partie de la majorité parlementaire anti-syrienne.

Elie Hobeika, assassiné en 2002. En 1982, il est le chef des milices chrétiennes, responsables du massacre de Sabra et Chatila.

Un livre, Off the wall, a été publié sur les affiches politiques durant la guerre civile.

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