S. et C.

Sous le mausolée du massacre, au coeur du camp, plus de 500 corps seraient ensevelis.

A un quart d’heure du centre de Beyrouth, dans la banlieue Ouest, le décor n’est pas le même. A Sabra et Chatila, les rues sont des chemins de boue, étroits, que traversent des dizaines de fils électriques. Des déchets et des morceaux de tôle jonchent le sol. Et pourtant, il y a de la vie.

Les 16 et 17 septembre 1982, c’est dans ces deux camps qu’ont été massacrés plus d’un millier de palestiniens, victimes des Phalangistes, milice chrétienne libanaise, venus venger l’assassinat du président Bachir Gemayel.

Le film Valse avec Bachir (2008) qui relate le massacre, est interdit au Liban. Au pays du Cèdre, les Palestiniens sont près de 400 000, confinés dans une douzaine de camps.

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Climat clément

Le mois de janvier est supposé être le coeur de l’hiver. Habituellement, pluie et températures basses (11 degrés, en moyenne) sont le lot du début d’année. Mais 2010 en a décidé autrement : la température ne descend pas, et le ciel est désespérément sec. Le pays du cèdre vit un second automne, ce qui ravit les touristes et citadins, mais qui est loin de faire les affaires des stations de ski, où l’herbe bannit toute pratique de sports d’hiver. Plus grave, les réserves d’eau, qui manque régulièrement, restent vides pour l’été prochain, qui promet d’être chaud…

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La francophonie en héritage

« Bonjourrr ! » Le « r » est roulé, mais le mot est le même : dans le quartier chrétien d’Achrafieh, il résonne dans les rues. Au Liban, 45 % de la population est francophone, ou baragouine quelques mots. Sous protectorat français jusqu’en 1942, le pays du Cèdre a conservé la langue de Molière en héritage. C’est la première langue étrangère du pays.

Présent en particulier dans les milieux chrétiens ou élitistes, le français est partout : nom des rues (lorsqu’il y en a), panneaux, enseignes de magasins, sous-titrage des films au cinéma, journaux… Si l’anglais, parlée par 30 % des habitants, progresse, il reste la langue du commerce. Le français, qui fait partie de la culture et de l’histoire libanaises, se transmet de générations en générations.

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Bye bye Christmas time

Les Libanais commencent tout juste à se remettre de la période de Noël. Au Liban, l’évènement n’est pas pris à la légère, et les 20 degrés et le multi-confessionnalisme sont loin d’avoir été un frein à la frénésie de la fête, amorcée dès le mois de novembre.

Dans les quartiers chrétiens, une sorte de folie semblait s’être emparée des Libanais : décorations à gogo, musiques célébrant l’arrivée du père Noël dans tous les centres commerciaux et les cafés, crèches géantes à chaque coin de rue… Mais au Liban, les musulmans ne sont pas en reste, et décorent eux aussi leurs maisons. Il n’y a qu’ici qu’on peut voir des guirlandes lumineuses orner des minarets…

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Un symbole imposant

A Beyrouth, la mosquée Mohammed el-Amine est un point de repère qu’on ne peut rater. Avec ses 9700 m2 de surface,  ses 65 mètres de haut, ses 5 dômes, et ses 4 minarets, c’est la plus grande du Liban.  Au coeur du centre-ville, elle se dresse, devant le port de la capitale, comme un symbole fort de l’ère Hariri (père).

C’est en 2002 que l’ancien premier ministre, sunnite, pose la première pierre de l’édifice qu’il a financé. Son prix : plus de 20 millions de dollars. Assassiné en 2005, Rafic Hariri n’assistera pas à l’aboutissement de son projet phare, terminé en 2008. Son tapis rouge et or peut accueillir jusqu’à 5 000 fidèles sous les lustres de cristal.

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Une partie de la Syrie au Liban…

Ils seraient 300 000 Syriens à travailler au Liban, la plupart sans permis. Pour gagner environ 300 dollars par mois, ils font ce que les Libanais se refusent à faire : plus de 75% d’entre eux travaillent dans le secteur de la construction, 15% d’entre eux sont agents de nettoyage ou éboueurs, et 10% sont marchands ambulants. A des conditions de vie précaires s’ajoute le racisme ambiant.

Souvent issus de milieux ruraux, les Syriens sont méprisés par les Libanais, pour qui l’opulence est une marque de supériorité. A cela s’ajoutent les relations houleuses entre les deux pays, dans le sillage de l’assassinat en 2005 de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri.

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Petits blackouts de la vie beyrouthine

Au Liban, il est très courant d’être au supermarché, au café, à la maison ou au travail, et de se retrouver plusieurs fois par jour plongé dans le noir. Installations électriques détruites pendant la guerre, production trop faible, fraudes impunies : dans certains quartiers de Beyrouth, l’électricité est coupée durant trois heures par jour, sauf les jours fériés. Rien, par rapport à certaines régions de l’intérieur du pays, où les coupures sont plus longues…

L’abonnement à un générateur permet de continuer ses activités, mais peut vite se transformer en cauchemar lorsque le prix du mazout s’envole… Welcome to Lebanon !

 

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