Archives de Tag: guerre civile

Save the Egg

Au coeur du centre-ville de Beyrouth se dresse un bâtiment des plus noircis et des plus imposants : un ancien cinéma, de forme ovale, à moitié détruit. Il fait un peu tâche, au milieu des immeubles lisses et clairs, fruits du travail controversé de Solidere, société de reconstruction du centre-ville de Beyrouth. Conçu en 1965, il est appelé le Blob, le champignon, le Dôme, l’Oeuf… A l’intérieur, des cendres, des impacts de balles, et à l’étage, un grand écran blanc.

Son vrai nom est le «Dôme City Center ». Des expositions et performances y ont lieu. Menacé d’être détruit par des promoteurs en quête de profit, des pétitions et groupes se mobilisent pour sauver ce vestige de la guerre qui fait partie du paysage beyrouthin.

Publicités

4 Commentaires

Classé dans Jour par jour

Les restes de Beaufort

قلعة الشقيف

L’histoire du château de Beaufort est indissociable de celle du Sud-Liban. Occupé au XIIe siècle par les Croisés, son emplacement est stratégique : perchée au sommet de montagnes, la citadelle est entourée d’un précipice vertigineux, donnant sur un petit fleuve, le Nahr al-Litani. De là-haut, un oeil avisé peut voir la majeure partie du Sud-Liban et le Nord d’Israël. La frontière n’est pas loin.

Pendant la guerre civile libanaise, le site fut investi par l’OLP, qui s’en servit pour tirer des obus sur Israël. Mais lors de l’invasion de 1982, les forces de défense israéliennes s’emparèrent du fief. En mai 2000, Israël évacua sa zone de sécurité au Sud-Liban, faisant sauter au passage les restes du château. Aujourd’hui, le drapeau du Hezbollah flotte sur les ruines de Beaufort.

Un film raconte ce dernier épisode.

Poster un commentaire

Classé dans Jour par jour

No vacancy at the Holliday Inn

IMG_3721

Impossible de louer une chambre au Holliday Inn de Beyrouth. Et pour cause : il n’aura ouvert ses portes qu’un mois. Construit en mars 1975, il fut pendant la guerre civile un des lieux stratégiques des combats qui déchirèrent la ville. Repère de choix pour les snipers, il symbolisa la démarcation entre le Centre-ville, coeur des affrontements, et Beyrouth Ouest. A la fin de la guerre, plus de 800 corps furent retrouvés dans le bâtiment.

Pour l’instant, ce symbole vide et noirci de la guerre n’est pas l’objet de plans de rénovation ou de démolition. A la hauteur de la taille du feu-hôtel, ils risqueraient de gêner la clientèle du luxueux hôtel Phoenicia, à quelques mètres de là…

2 Commentaires

Classé dans Jour par jour